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Nos articles de presse

Forum sur l'élargissement de l'union européenne avec la CCI : CADCZ trace ses plans en Tchèquie.
Les PME françaises se bousculent en Tchéquie : Chaque jour, deux ou trois entreprises françaises se renseignent sur les conditions d'installation de bureaux ou d'une usine. Rançon de ce succès : les exigences salariales s'affirment et les risques de délocalisation vers d'autres pays tout proches, comme la Slovaquie, se précisent.
Les atouts de l'externalisation: En matière de travaux de bureau d'études et d'ingénierie, c'est plutôt à des pays comme la République tchèque que nous vous recommandons de vous adresser. On y trouve des ingénieurs très pointus, dont les cultures technologiques sont bien plus compatibles avec les nôtres qu'on ne le pense a priori.
Les recettes de l'"eldorado" automobile slovaque. Ainsi: le 17 juin 2003, la première pierre de l'usine du groupe PSA Peugeot-Citroën a été posée sur le site de Trnava, à 45 km au nord-est de Bratislava. La production en série devrait y commencer à l'été 2006, pour atteindre à terme 300 000 véhicules par an. L'investissement s'élève à environ 700 millions d'euros, et PSA annonce que 3 500 personnes seront recrutées en Slovaquie, sans compter la création de plusieurs milliers d'emplois indirects. Le groupe français va entraîner dans son sillage un certain nombre d'équipementiers et de sous-traitants, mais, pour une part, il pourra compter sur un tissu industriel et manufacturier existant.
Forum sur l'élargissement de l'union européenne avec la CCI.

CAD CZ trace ses plans en Tchéquie.

Originaire d'Ancenis, Olivier Michaud trace sa route à l'Est. Installé à Prachatice, une ville de 13000 habitants, il dirige un bureau d'études dont la maison mère se trouve à Ancenis, "Les Tchèques disposent d'ingénieurs et de techniciens de haut niveau. Les salaires sont trois fois moins élevés qu'en France. Nous sommes ainsi capables de répondre à des appels d'offre. Y compris en France en restant compétitifs." Pas très rassurant pour l'emploi en France? " Mais à terme, cela devrait aussi déboucher sur des créations de poste à Ancenis." Installé depuis huit ans en république tchèque, il conseille aux PME françaises de trouver des partenaires locaux si elle veulent se développer dans les pays de l'Est. "Ne pas hésiter à s'entourer des conseils d'un bon cabinet d'avocats" , note de son côté Michel Thoby, directeur de Sofrer Polska. L'entreprise qu'il dirige déploie des réseaux de téléphonie mobile en Pologne. "Nous avons mis quatre ans à trouver notre point d'équilibre. Aujourd'hui, nous gagnons de l'argent. C'est un nouveau marché que nous avons su saisir. Les Français sont encore trop timides." L'adaptation à la Pologne? "Elle s'est faite par la langue.
Article Ouest France.
Tous les salariés ont dû se mettre à l'anglais. De toute façon, dans notre secteur toutes les spécifications techniques sont en anglais." Olivier Michaud a en revanche franchi le pas et parle aujourd'hui tchèque." De France, vous imaginez que les pays de l'Est sont homogènes. Chaque pays a sa culture ", souligne de son côté Pavel Holomek, responsable commercial de la chambre de commerce franco-tchèque. "L'Est n'est pas un espace homogène."

Olivier Michaud dirige en Tchéquie un bureau d'études dont le siège est à Ancenis. "J'ai appris le tchèque"

Les PME françaises se bousculent en Tchéquie.

La Tribune - édition du 20.09.2004
Chaque jour, deux ou trois entreprises françaises se renseignent sur les conditions d'installation de bureaux ou d'une usine. Rançon de ce succès : les exigences salariales s'affirment et les risques de délocalisation vers d'autres pays tout proches, comme la Slovaquie, se précisent.
Dans le bureau de Michel Auribault, point de passage obligé pour les PME françaises à la recherche d'un partenaire tchèque, le téléphone sonne sans arrêt et les e-mails s'accumulent : "J'ai deux ou trois clients par jour qui souhaitent se délocaliser ici", explique ce Français installé à Prague de longue date, associé du cabinet conseil ABI Praha.
Des clients satisfaits comme Olivier Michaud qui a installé voici quatre ans dans la bourgade de Prachatice, dans le sud du pays, son bureau d'études en dessin industriel, ne laissant à Nantes que son frère à la tête d'une représentation commerciale de sa société. En République tchèque, Olivier Michaud a recruté dix ingénieurs tchèques et slovaques dont les salaires mensuels oscillent entre 450 et 800 euros. Avec un impôt sur les sociétés de 28 % et qui continue de baisser, et des charges sociales deux fois et demie inférieures à celles pratiquées en France, Olivier Michaud dit avoir tout pour être heureux. Les échéances de paiement de ses clients ont même été divisées par six, passant de 90 à 15 jours.
Salaires trop bas.
Toutes les délocalisations ne se passent cependant pas d'une manière aussi idyllique. Michel Auribault avoue sans ambages que les entreprises françaises ont le tort de vouloir systématiquement tirer vers le bas des salaires de 500 à 550 euros par mois en moyenne : "Je décourage d'entrée ceux qui ne parlent que de ça, en oubliant l'intérêt d'un investissement dans un pays géographiquement au coeur de l'Europe où, en dehors du centre de Prague, on peut louer des locaux - souvent des anciens entrepôts d'Etat - à des prix trois fois inférieurs aux loyers français."
Près de quinze ans après la chute du communisme, les Tchèques ont pris conscience des différences de salaires pratiquées à Prague et à Paris par les mêmes entreprises. Conséquence : à Prague (où le chômage est pratiquement nul), ces entreprises ont du mal à retenir leurs cadres. Et à Kolin, là où démarrera l'an prochain la production d'une usine géante PSA -Toyota, le groupe peine à recruter la main-d'oeuvre locale, en dépit d'un taux de chômage de 9 %. "Les gens trouvent les salaires offerts trop bas, et préfèrent vivre de leurs prestations chômage en augmentation et de petits boulots au noir", explique un familier du dossier. L'usine en devenir recrute surtout des ouvriers issus de régions sinistrées comme la Bohème ou la Moravie du Nord, et Kolin aura bientôt du mal à les loger.
Chantage au départ.
Surtout, nombre d'employés d'entreprises délocalisées affirment subir eux-mêmes un chantage... aux délocalisations ! Le passage à 19 % du taux de l'impôt sur les sociétés en Slovaquie au printemps dernier, par exemple, a fait mal. Certaines entreprises envisagent sérieusement de déménager vers Bratislava, certes moins cotée que Prague, mais située à proximité de l'Autriche et de la Hongrie. "Ceci nous démontre à quel point il est urgent pour nos petits pays d'harmoniser au plus vite la fiscalité et les autres paramètres du coût du travail", explique Richard Falbr, ancien président de la Confédération syndicale tchèque et morave, et tout nouveau député européen. "Nous ne crachons pas sur ces emplois nouveaux et sommes reconnaissants au gouvernement tchèque d'avoir su attirer ces entreprises chez nous. Mais ce chantage au départ est en train d'écoeurer les gens du capitalisme." La République tchèque, où l'absentéisme est chronique, où les salaires augmentent vite, où l'idéal social-démocrate a plus que jamais le vent en poupe, pourrait très vite ressembler aux pays de la "vieille Europe".
Christine Dupré, à Prague

Les atouts de l'externalisation.


par Xavier Leclercq
mis en ligne le 11/06/2003
n° 205 - novembre 2002
En entendant le mot "externalisation", certains entrepreneurs pensent a l'augmentation des charges. Un raisonnement de court terme, si l'on pense aux effets bénéfiques.
- Le recours aisé a la délocalisation
Les prestations intellectuelles sont les plus faciles a délocaliser. A la différence des biens matériels, il n'existe pas de contraintes liées aux transports et aux droits de douane pour ces « produits ». Et cela est d'autant plus vrai aujourd'hui qu'ils sont souvent livrés par e-mail. Dans ces conditions, si vous vous décidez a externaliser vos prestations intellectuelles, pourquoi vous restreindre a la France ? Il devient de plus en plus aisé d'accéder à des pays ou se trouvent des compétences aussi pointues que sur notre territoire, mais à des prix sans commune mesure avec les nôtres, charges sociales et niveau de vie oblige. C'est particulièrement criant avec les prestations informatiques, pour lesquelles vous pouvez trouver des fournisseurs de très bonne qualité en dehors de l'Europe et des États-Unis. D'ailleurs, il est tout à fait possible que votre fournisseur « en place » externalise déjà lui-même vos commandes au Maghreb pour la saisie de données ou en Asie pour la programmation. En revanche, il y a fort à parier qu'il ait oublié de vous prévenir de cette sous-traitance, pas plus qu'il n'aura pensé à vous répercuter les gains engendrés par cette délocalisation... En matière de travaux de bureau d'études et d'ingénierie, c'est plutôt à des pays comme la République tchèque que nous vous recommandons de vous adresser. On y trouve des ingénieurs très pointus, dont les cultures technologiques sont bien plus compatibles avec les nôtres qu'on ne le pense a priori.
Cela étant dit, il est certain qu'accéder à ce type de prestataires demande un véritable effort de « sourcing », souvent accompagné de coûts importants, au départ. Mais rassurez-vous, ces frais inhérents à la recherche d'un prestataire étranger seront vite compensés par les énormes différences de prix d'un continent à l'autre.
Bon à savoir : la délocalisation des prestations intellectuelles va entraîner de grosses difficultés de communication, penseront certains. Sans doute. Mais, en contrepartie, externaliser plus loin va contraindre vos collaborateurs à rédiger enfin leurs besoins et leurs demandes sous la forme d'un cahier des charges le plus précis possible. Alors qu'en interne ou auprès du prestataire en place ce cahier est souvent implicite, voire réduit à un coup de téléphone se terminant par : « Bref, on fait comme d'habitude. »
http://www.lentreprise.com/article/1.3554.4.397.html
Le monde

Les recettes de l'"eldorado" automobile slovaque.

LE MONDE | 27.03.04 | 12h35
Reportage.
Bas salaires, aides de l'Etat, Bratislava a su séduire les industriels.
Bratislava de notre envoyé spécial.
La Slovaquie devient-elle une sorte d' eldorado pour les constructeurs automobiles de la planète ? Bien que la Pologne, la République tchèque et la Hongrie accueillent également des groupes attirés par une main-d'œuvre bon marché, si l'on rapporte les 800 000 véhicules qui seront produits en 2006 à ses 5,4 millions d'habitants, la Slovaquie est le premier fabricant mondial per capita d'automobiles.
Il est vrai qu'avec un taux de chômage à 18 %, le gouvernement de Mikulas Dzurinda a mis tout en œuvre pour séduire les investisseurs étrangers. Bratislava a notamment adopté un taux unique de 19 % pour l'impôt sur les sociétés et le revenu, les terrains sont cédés à très bas prix aux industriels et les aides d'Etat s'élèvent à 15 % du montant de l'investissement. "La Slovaquie , résume Pavol Rusko, ministre slovaque des finances, est capable d'offrir un environnement économique qui attire les investisseurs."
Ainsi, le 17 juin 2003, la première pierre de l'usine du groupe PSA Peugeot-Citroën a été posée sur le site de Trnava, à 45 km au nord-est de Bratislava. La production en série devrait y commencer à l'été 2006, pour atteindre à terme 300 000 véhicules par an. L'investissement s'élève à environ 700 millions d'euros, et PSA annonce que 3 500 personnes seront recrutées en Slovaquie, sans compter la création de plusieurs milliers d'emplois indirects. Le groupe français va entraîner dans son sillage un certain nombre d'équipementiers et de sous-traitants, mais, pour une part, il pourra compter sur un tissu industriel et manufacturier existant.
Volkswagen et sa filiale Skoda produisent déjà près de 290 000 véhicules en Slovaquie, et Kia Motors, filiale du groupe sud-coréen Hyundai, prévoit de sortir 300 000 véhicules par an de sa nouvelle usine située près de Zilina (nord), à partir de 2006.
L'usine de Trnava va se situer à peu de distance de bon nombre de capitales d'Europe centrale, une région économique "émergente" , où la demande de véhicules automobiles devrait être forte au cours des prochaines années. De par sa tradition industrielle, la Slovaquie dispose d'une main-d'œuvre qualifiée, et surtout peu chère. Volkswagen paie ses ouvriers slovaques 6 euros de l'heure, soit cinq fois moins qu'en Allemagne.
Alain Baldeyrou, le patron de la future usine de Trnava, assure que le différentiel de salaires sera moins important chez PSA, et réfute les accusations de "délocalisation industrielle". "Cela n'a rien à voir, explique-t-il, les usines de PSA en Europe de l'Ouest tournent à 117 % de leur capacité. Le groupe veut franchir le cap de 4 millions de voitures vendus en 2006, et le chiffre des ventes s'est établi à 3,27 millions en 2002. Nous avions donc besoin de nouvelles capacités de production."
A l'inverse, Volkswagen agite la menace d'une réduction d'activité dans ses usines d'Europe de l'Ouest (par exemple à Pampelune, en Espagne), au profit de l'Est, pour obtenir plus de concessions des syndicats. VW exporte l'essentiel de sa production slovaque à travers le monde. "Les salaires découlant des investissements étrangers poussent à la hausse des salaires locaux, et contribuent donc à une convergence réelle de l'économie slovaque avec les standards de l'Union européenne", rétorque, à Bratislava, un expert commercial.

ZONE D'OMBRE

"Il est probable qu'une politique sociale et salariale plus avantageuse aurait un contrecoup en matière d'investissements" , reconnaît un expert. Ce n'est pas la seule zone d'ombre du "miracle" automobile slovaque. La croissance économique est forte (4,2 % en 2003), mais elle est essentiellement portée par les exportations, notamment automobiles (26 %). La plupart des experts s'accordent à reconnaître qu'il n'est pas sain que l'économie soit à ce point dépendante du secteur automobile.
D'autant que le risque de surcapacité est réel. "Les pays d'Europe de l'Est ont encore de la marge, rappelle Rémy Cornubert, consultant automobile chez Mercer, mais au niveau mondial, la surcapacité est d'environ 20 %. Sans compter le boom de l'industrie automobile en Chine." Vue de Bratislava, une telle menace apparaît lointaine. La priorité est surtout de vendre la "marque Slovaque" . Cela marche plutôt bien : le pavillon - de complaisance - d'une Slovaquie pourtant très éloignée de la mer, flotte de plus en plus, moyennant finances, sur la poupe des navires de commerce.
Laurent Zecchini
ARTICLE PARU DANS L'ÉDITION DU 28.03.04